Je cherchais en vain son visage dans mes souvenirs. Ses yeux me revenaient sans cesse, je n'arrivais pas à oublier, son dernier regard. Tellement suppliant, en pleurs. Ses dernières paroles : « tu ne peux pas faire ça. » Selon lui, je n'ai pas de c½ur. Il a totalement raison, en vérité : j'ai perdu ce qui me servait de c½ur le jour où il me l'a arraché de ses mains tachées de mensonges. Me sentant de trop, ce jour là. J'étais partie, pour toujours d'après lui. C'était faux. Qu'il ne le sache pas ne me gêne pas le moins du monde. Il ne me manque pas. Je l'ai toujours haï, pourquoi aujourd'hui ce sentiment changerait-il ? C'est tellement bête comme situation.
Mes jambes me faisaient mal. J'appuya légèrement sur le haut de ma hanche, je grimaça de douleur. Trois ans et ces douleurs revenaient toujours la nuit. J'avais garder des séquelles de cette nuit là. Mais je ne m'en portais pas tellement mal. Les gens que je côtoie tous les jours ne savent rien de moi. Ils ont pitié de cette nouvelle qui est arrivé et n'a jamais adressé la parole à aucuns des élèves du lycée. Le démon. La sorcière. Tant de surnoms débiles et rumeurs impossible circulent sur moi ... Au fond, ils pensent ce qu'ils veulent. Ce qui m'importait à disparût en même temps que tout le reste cette nuit là.
Il est 6 heures du matin, j'appuie sur mon réveil avant qu'il ne s'enclenche comme tous les matins. Je ne veux pas entendre sa voix, pourtant c'est mon réveil. C'est pour ça que j'appuie dessus avant que la musique commence, même si c'est une belle mélodie. J'élance mes jambes sur le bord de mon lit et cherche à tâtons le bout «on » de la lumière. La maison est calme. Comme d'habitude, me pries-je à penser. Pourquoi espérer que quelqu'un existe dans ma bulle ? J'arrive après 20 minutes de marche à mon lycée.
Personne ne fait plus attention à moi. Je suis devenue invisible, une personne à évité et je fais sûrement peur ... La première année, tout le monde chuchotait quand j'arrivais, des messes basses ainsi que des rires et sûrement des insultes. C'est à ce moment que de nombreuses rumeurs ont commencé à circuler. Vu que je n'ai jamais pris la peine de parler à mes camarades, ils ont pris comme une confirmation à toute sorte de fausses histoires. Et puis, ils en ont marre de rire sur mon dos. Je ne répondais pas, ça ne les amusaient plus.
Cela faisait maintenant trois jours que j'étais en terminale L, dans ce lycée, que je n'avais pas choisis. En même temps, après cette nuit. Personne ne m'a plus rien laissé choisir par moi-même. Le professeur était une fois de plus en retard, toute la classe s'esclaffais en inventant une relation entre notre prof d'anglais et de littérature. Deux femmes assez spéciales qui s'entendent rudement bien. De là, à penser qu'elles sortent ou couchent ensembles, ils se font de grosses illusions. Bref, notre prof arrive suivie d'une jeune fille dans nos âges. Elle a un sourire qui me donne envie de vomir collés sur les lèvres.
- Les enfants. S'écria la prof, suivis d'un grognement général comme quoi nous n'étions pas des «enfants ». J'ai une nouvelle camarade à vous présentez. Chanel Mccain. Elle nous vient tout droit de Crawley à une quarantaine de kilomètres de Londres, plus au sud.
Cette ville. J'avais, comme tous les élèves, relevé la tête pour fixé étrangement cette fille. Je m'efforçais de rester impassible. Mais la possibilité qu'elle le connaisse était envisageable, ce qui la rendaient «intéressante ». J'essayais de me rappeler si je la connaissais mais son visage ne me disait rien. Pourtant, si elle habitait là bas. Elle les connaissait sûrement, impossible de les rater. Surtout avec leur notoriété maintenant. Cette fille avait un air qui me rappelais un petit détail de quelqu'un, seulement impossible de savoir si c'était parce que je l'avais déjà rencontrer ou bien si elle ressemblait étrangement à une personne de mon ancien entourage.
Quelle mystérieuse rencontre !
Piix : Kristy.
J'voudrais 5 Commentaires encouragant s'il vous plaît :)
See you soon ... x3
Charlie.